vendredi 21 décembre 2012

Enfin un horizon !!!

Alors?
Vous vous demandez hein?
Non? D'accord, je raconte pas, tant pis pour vous...

Bon, si je vous raconte :D Parce que je suis trop contente !!!!

Déjà, un super médecin ce Dr D, j'ai tout de suite accroché avec lui, pince sans rire comme j'aime et je ne me suis pas gênée pour faire le clown et le dérider un peu. Je l'ai trouvé contenant et rassurant, mais pas dans le bla bla et la psychologie de comptoir. Direct et franc. Bref, vala, j'ai mon nouveau Dieu PMA !! Même si j'ai encore des montagnes de scrupules à lâcher mon ancienne gynéco (pourquoi on m'a fabriquée avec une case culpabilité associée à chaque pensée? Faut absolument que j'appelle le SAV pour régler ce défaut vraiment pénible !)

Alors, concrètement, il a dit que c'était pas si terrible (ben pourtant, les médecins jusqu'ici n'ont vraiment pas été rassurants) et que il faut tenter les inséminations et qu'on avait nos chances !!! Youpiiiiiiiiiiiiiii !

On doit refaire tous les examens qui doivent dater de moins de 6 mois et puis on se lance. Sans doute fin janvier, enfin j'espère :) Il pense que j'ai une ovulation pourrite et avec les atypiques de mon homme, on a du mal à faire bingo... Pourvu que ce soit aussi simple et que ça se règle en quelques inséminations... Bon il se couvre quand même hein, il n'est pas sur, mais dit que ça vaut le coup !

J'aborde Noël 25 000 fois plus sereine, je me permet de rêver à nouveau et c'est tellement agréable... Maintenant, j'ai hâte de commencer !

Ah oui, je vous ai pas dit mais il pense que c'est crétin (ah la tendresse des médecins entre eux) de la part de l'andrologue de croire que le spermo pourrait s'améliorer franchement avec des traitements.

J'ai le coeur qui saute de joie :) Qu'est ce que ça sera le jour où peut être un enfant s'accrochera !!!

Et ce soir, on fête Noël en amoureux et j'ai plein de beaux cadeaux à offrir à mon homme ! Dommage que je bosse demain... Mais c'est tellement secondaire !

Je vous embrasse bien fort parce que votre soutien ces dernières semaines m'a été vraiment très précieux et qu'aborder les IIU avec vous, c'est beaucoup moins effrayant !

Du coté des zozos...

Hier, l'homme avait rdv avec l'andrologue.

Il faut quand même que je vous raconte le mode boulet, parce que j'étais tellement dépitée... A la fin du rendez vous, j'étais en travaux pratique de "relaxation" (la prof était tarée et moi j'attendais les résultats, autant vous dire que j'ai plutôt compté les dalles du faux plafond qu’imaginé mon corps se balançant au gré des vagues etc), je reçois un texto :

"Bon alors, il manque des examens et donc faut refaire un spermo mi janvier (rapport à ma grippe) pour avoir une biochimie et voir où est le problème dans la spermogenèse. Comme ça il pourra me revoir mi février et me donner un traitement. Il veut aussi mon carnet de santé parce que il trouve mes testicules un peu trop petits et veut vérifier les antécédents. Aucun intérêt à opérer la varicocèle. Il m'a rééxaminé."

Alors parenthèse boulet (non mais en vrai, je l'aime plus que tout mon mari mais là...) : la biochimie, il l'a déjà faite, mais Mr a oublié de changer le nom du médecin à qui adresser les résultats du labo (mais c'est pas comme si je lui avais répété 20 fois et qu'il me l'avait promis à peu près le même nombre de fois) !!! J'ai essayé de rattraper le coup en passant 4 coups de fils (ben oui, c'est vrai, j'étais pas en cours moi hier après midi, j'avais que ça à faire !) mais l'andrologue est parti sans nous rappeler... Bref, en soit, y a pas mort d'homme, mais ça me rend dingue. Je crois que je suis beaucoup trop à fleur de peau dans toute cette attente. Mais c'est bon, aujourd'hui, je suis calmée. J'étais juste tellement déçue qu'encore une fois, on n'ai aucun acte posé.

Alors il va avoir un traitement... Mais quoi? J'en sais rien, l'homme n'a pas demandé... Et est ce que y a de bonnes chances que ça marche? Je sais pas... Et pour combien de temps? Je sais pas... Et que signifie cette histoire de testicules trop petits? Je sais pas mais ça m'inquiète franchement, j'espère que ce n'est pas une histoire de truc génétique, pitié... (je crois que l'homme le vit assez mal cette atteinte de ses attributs masculins, ça me fait mal pour lui :(, encore une petite perte d'insouciance...). "Il m'a rééxaminé", c'était le cri de souffrance qui m'a émue et qui a fait que je ne lui en ai voulu qu'une seule petite heure d'avoir pas pris les papiers qu'il fallait.

Bon en fait, j'attendais des réponses, j'en ai pas beaucoup... Je sais au moins que varicocèle est, varicocèle restera.

RDV Dr PMA cet après midi...  Seule. Et je le vis pas très bien. Mais il faut que je reste positive !!!

Vos hommes ont aussi eu des traitements? Ça a amélioré quelque chose?

mardi 18 décembre 2012

Doutes en matière de thèse...

Laissons un peu de coté projet bébé pour se pencher sur projet thèse...

Pourquoi ais je cette impression tenace que ce n'est pas fait pour moi, que je ne vais JAMAIS y arriver... Je n'y arrive pas à rester concentrée le cul sur une chaise sans parler à personne de 9h à 19h, j'ai mal aux yeux aux bout de 2h à cause de ce fichu ordinateur et envie de dormir dès 14h...

 J'aime mon sujet, il est vraiment intéressant mais je me sens tellement en dessous de tout, je croise des cerveaux bien remplis toute la journée et moi, je me sens nulle. Ils ont tous des supers idées, des power-point qui lient humour et charabia scientifiques qui claquent parce que on y aurait jamais pensé ! Et moi... je galère... Aucun retour pour savoir si c'est bien, si je ne me fourvoie pas trop, aucune motivation externe à aligner les heures de travail dans la journée... Et c'est comme ça du lundi au vendredi pour enchaîner sur un samedi auprès des patients. Je fatigue et pourtant, je panique devant les journées d'inefficacité qui se succèdent régulièrement... Je pense que j'ai moins de neurones que les autres, la bougeotte et la capacité de concentration sans échange humain d'une abeille.

Et ça ne fait que 7 semaines... Je suis partie pour 2 voire 3 voire 4 ans... Je me dis qu'il faut que je persévère, j'ai toujours tout mené à bien, mais si cette fois je me trompais ?

Foutue thèse, il parait que j'ai le droit de l'insulter, ben je commence aujourd'hui ! Tu m'emmerdes à remettre en cause toute ma petite sécurité, à me montrer sournoisement tout ce que je ne sais pas et l'infinité de trucs que je saurais jamais, tu m'emmerdes à me rire au nez avec ces jours qui se succèdent sans objectifs à court terme qui me donnent l'impression de traverser le pacifique à la rame...

Et si je me fourvoyais dans une voie qui n'est pas la mienne... par orgueil !

J'ai fait le test...

C'est négatif. Ce n'est pas grave, vous aviez raison, se bercer d'illusion n'apporte rien, finalement je me sens plus sereine sans ce doute croissant.
Bref, un de plus, ça ne me fait pas grand chose.

Merci beaucoup pour vos petits mots de soutien qui m'ont décidée.

J'attends beaucoup (trop??) des rdv de jeudi avec Dr Zozo et vendredi avec dr PMA...

Affaire à suivre :)

lundi 17 décembre 2012

Faux espoir, encore...

Comme je déteste ces faux espoirs des cycles à rallonges, je n'en peux plus... J45, je ne veux pas espérer, il ne faut pas que j'espère, mais quand tout s'éternise comme ça, la toute petite part insouciante qu'il me reste me dit "et si?". Et c'est douloureux...

Cet été, un de mes cycles a duré 2 mois. Le seul, le plus long, j'espérais le dernier... J'étais en Indonésie avec mon mari, un très beau voyage. Mais voilà, les règles ne venaient pas et je ne pouvais pas m’empêcher d'y croire un tout petit peu. Dans le bus super inconfortable sur des routes défoncées du fin fond de Java, moi j'étais sur mon nuage, je rêvassais, j'imaginais, j'allais jusqu'à croire qu'un petit être se développait en moi. Je me sentais bien, tellement heureuse... Mais voilà, mon homme m'a dit que cet entre-deux lui était insupportable et qu'il fallait faire un test. Test que j'avais emporté ! Moi je ne voulais pas, je préférais être dans mon illusion... Mais je l'ai fait pour lui et évidemment il était négatif, et je lui en ai voulu de ma tristesse, tous ces beaux rêves qui se sont évanouis en un instant.

Et là c'est pareil, je suis certaine que je ne suis pas enceinte et je n'ai absolument pas le courage de faire un test, mais je n'arrive pas à faire taire le "et si?" qui tourne dans ma petite caboche...

Mais il faut se raisonner, cycles à rallonge habituels, douleurs de sein et de règles préJ1 présentes, Mr a un spermo pourri en ce moment, on a pas été des foudres de TP ce mois ci, si j'étais enceinte, je le sentirais...

Bref, à nouveau, je t'en prie DNLP, apporte moi mon J1, que je puisse penser à autre chose !

jeudi 13 décembre 2012

Ca chauffe dans le slip...

Ca y est, l'homme a passé une échographie... Et nous attendons maintenant de voir l'andrologue la semaine prochaine.

Une varicocèle a été découverte, unilatérale et non palpable. Et je ne sais pas trop quoi en penser. Évidemment, l'échographiste qui est aussi radiologue interventionnel opère à la chaine des tas de varicocèles, alors j'imagine qu'il croit un peu que c'est une opération qui peut aider, mais c'est un sujet bien soumis à controverse... Je ne sais pas si je dois me réjouir d'avoir cette piste d'amélioration ou si de toute façon, une réelle amélioration est illusoire...

Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller lire tous les articles de recherche clinique sur le sujet et les conclusions sont tantôt clairement positives, tantôt plutôt défaitiste, surtout sur les varicocèles non palpables et quand les paramètres spermatiques sont aussi effondrés. Mon mari est partisan du "si ça marche, c'est chouette, si ça marche pas, ça va pas être pire". Et moi, j'ai le diablotin dans ma tête qui me dit : "encore des mois à attendre, c'est si long"... J'espérais tellement qu'on puisse commencer à essayer vraiment dans un mois... Et à d'autres moments, je me dis que je devrais être contente qu'on puisse jouer sur un paramètre !

Et puis j'ai mal vécu le fait que mon homme ne soit pas capable de dire à l’échographiste ce que j'avais alors qu'il lui a demandé. Pas capable de retenir que je prends un peu de metformine mais que le gynéco a dit pas de stimulation tant que zozos aussi malades. Et que du coup, l'échographiste lui a dit qu'il fallait d'abord que ça marche chez moi avant d'intervenir sur les précieux testicules. On se mord la queue, c'est le cas de le dire... Je suis un peu à cran parce qu'il râlait tellement pour aller faire cet examen, qu'il n'a passé aucun coup de fil pour ses rdv et que j'ai presque l'impression qu'il m'en veut alors que j'aimerais que lui soit moteur là dedans... Il n'y a pas que moi qui souhaite un enfant... Désolée, je me défoule.

Les articles :

 Varicocele repair must be proposed in young adult men with impairment of seminal parameters and not yet interested in pregnancy. Men of infertile couples should be adequately counselled concerning the high possibility of attaining a significant improvement in seminal parameters after varicocele repair. This condition can be associated with a spontaneous pregnancy rate of 30%. The main alternative remains the use of artificial reproductive techniques.

Ça ça serait un sacré espoir ! 

Varicocele embolization is a technically feasible, minimally invasive, outpatient procedure that improves semen quality significantly in patients with a pre-embolization semen density of 10 to 30 million/mL. However, no correlation was found between the improvements in semen quality and the pregnancy rate.

Si ça alémiore mais que y a pas plus de grossesses, merci mais c'est pas tip top... Je vais pas caliner un zozo bien fichu !


Although there is no conclusive evidence that a varicocele repair improves spontaneous pregnancy rates, varicocelectomy improves sperm parameters (count and total and progressive motility), reduces sperm DNA damage and seminal oxidative stress, and improves sperm ultramorphology. The various methods of repair are all viable options, but microsurgical repair seems to be associated with better outcomes.

Or nous, on nous propose l'embolisation si j'ai bien compris... C'est vraiment le mieux? 

We conclude that varicocele repair may be effective in men with subnormal semen analysis, a clinical varicocele and otherwise unexplained infertility. Deleterious cofactors, like obesity or smoking, could also be reduced for the benefit of general health and fertility.

Et chez nous, la varicocele n'est pas palpable, le spermogramme est très altéré et pas subnormal et l'infertilité est expliquée.

Infertile men with nonobstructive azoospermia can have improvement in semen analysis and achieve spontaneous pregnancy after repair of clinical varicoceles. This meta-analysis demonstrates that men with late maturation arrest and hypospermatogenesis have a higher probability of success and, therefore, histopathology should be considered before varicocele repair in men with nonobstructive azoospermia.

En gros, les arguments sont pas clairement en faveur de l'opération des varicocèles, à moins de certains paramètres précis. J'ai un peu l'impression que c'est fait à la pelle sans réelle efficacité démontrée... Vous avez compris, je sais plus trop quoi en penser... Je crois que je me torture trop la tête et que je devrais faire confiance...


Et vous? Votre expérience là dessus? Positive?

Et l'opération, c'était tranquille?

dimanche 9 décembre 2012

J1 reviens !!!!

Je déteste mes cycles à rallonge, ça va du 28 jours au 60 jours avec une moyenne de 33 jours en gros... Mais c'est terrible parce que ça me fait des montagnes de faux espoirs à encaisser... Maintenant, je ne scrute plus le jour de retard, mais quand il y a des semaines de retard, j'avoue qu'au bout d'un moment, même si c'est médicalement très improbable, j'y crois un petit peu... un tout petit peu. Et là, ça recommence. Ca fait une semaine de retard, pourquoi il vient pas ce J1 à la noix !!!

Et puis à chaque fois, je googlise frénétiquement : "enfant naturellement malgré oats"? Et je lis toujours les même choses... Mais aujourd'hui, je dois bosser ! J'ai une présentation super importante cet après midi et j'arrive même pas à m'y mettre alors que c'est pas prêt... Tais toi douleur au ventre, tais toi tétons douloureux, c'est pas le moment !!!!

Par ailleurs, je reprends mon régime, c'est forcé, sinon je culpabilise trop, j'ai l'impression que c'est de ma faute si on n'y arrive pas... Et puis je crois que je vivrais très mal une remarque sur mon poids de la part du gynéco... Parce qu'ils aiment bien ça les gynécos mettre en lien tous les problèmes des femmes avec leur poids !

jeudi 6 décembre 2012

la loose...

Déjà la journée qui commence mal, j'avais oublié que j'avais cours et je dois y être pour accueillir le prof... J'ai fichu dans la merde une soixantaine d'étudiants... J'ai hésité à rebrousser chemin et à aller hiberner, j'ai franchement pas le moral en ce moment. Il faut encaisser et je n'y arrive pas. Perdre tous ces rêves, cette insouciance d'un enfant "comme tout le monde", sous la couette, c'est vraiment douloureux, j'ai l'impression de me débattre dans un pot de colle... Mais comme dit mon père, si gentiment, tu as toujours été une battante, tu vas te battre, courage... Ca m'a émue, touchée, valu une grosse crise de larmes au milieu de l'hopital psychiatrique, ce qui n'est pas passé inaperçu, mais enfin, la grosse boule coincée dans la gorge est un peu partie...

Je prends mon courage à deux mains, vais bosser un peu à la bibliothèque, tiens, la documentaliste est enceinte... Puis je vais chercher un sandwich car j'ai une course à faire entre midi et deux (trouver un truc qui vole et se pilote pour mon geek de mari adoré), tiens la boulangère est enceinte et trace des cercles langoureux sur son ventre... Je retourne en cours, je dois être au premier rang pour gérer le matos informatique, tiens, qui me met son ventre ballonné  habité sous les yeux? Avec un bébé qui bouge dedans même qu'on le voit à 3m? La prof...

Ca se passe de commentaires...

Bon, en fait, je suis même pas encore vraiment aigrie, j'ai adoré le regarder bouger... c'est quand notre tour?

mercredi 5 décembre 2012

Le tout début...


Ça, c'était nous... Ce merveilleux jour où nous avons décidé de laisser venir un enfant...
Mon mari avait peur et a mis un peu de temps avant d'accepter que nous nous lancions. Et je le harcelais lui demandais régulièrement si il était prêt. J'avoue, à l'époque, je ne comprenais pas ce qui lui donnait envie d'attendre. Je crois qu'il pensait que souhaiter un enfant équivalait à l'avoir braillant le lendemain ! Et j'avais beau lui dire que ça pouvait être long (appelez moi Madame Irma), il était bien bloqué ! A l'époque, je fouinais sur les forums en googlisant "mon homme ne veut pas d'enfants..." et prenait mon mal en patience mais je trouvais ça déjà dur. J'avais tellement hâte, j'ai tellement rêvé de la famille que nous fonderions, un jour. Et pourtant, ça n'a duré que quelques mois.

Et un jour, alors que je n'y croyais plus vraiment et que je n'y pensais pas, me disant qu'il finirait bien par y venir, il m'invite au restau et me tend un paquet :) Enfin, le paquet, on l'a ouvert avant de partir... J'étais persuadée que c'était une paire de chaussette à pois (mon kif du moment) et j'avais pas envie de l'ouvrir au milieu du restau !! Et quelle surprise, il m'a offert un doudou !!! Et on a pris ces photos. J'étais tellement heureuse, tellement... Je voulais garder cette trace pour le mettre dans l'album de notre futur enfant, le début de sa vie dans notre esprit.

Quelques jours après, je suis allée acheter un livre pour "futur papa", je me disais que le jour où le test serait positif, je lui offrirais, pour ne pas qu'il panique, mon mari a souvent besoin d'un mode d'emploi... Je ne sais même plus où j'ai planqué le livre...

Lors du premier cycle, j'ai eu plein de signes de grossesse, surement psychotage acharné. J'ai fait un test dans les toilettes de l'hopital !!! Un soir où j'y avais pensé toute la journée... Mon premier négatif. Je ne pensais pas que tant d'autres suivraient. En fait, je découvrais le début des cycles irréguliers et inféconds.

Le début d'un chemin qui me semble bien long !

Dr PMA ou Dieu?

Autant mettre un beau médecin au moins...

La réflexion du moment, je prête un pouvoir quasi divin à notre futur Doc PMA. Je ne sais même pas si il est très bien, est ce qu'on a bien choisi, est ce que le centre sera bien... Il faut dire que c'est quasi la décision d'une vie !

Comment être sure... On ne peut surement pas à priori. Faut il privilégier le bon technicien ou celui qui saura rassurer?
Et puis j'ai des peurs à la noix, j'aime pas voir un gynéco...

Vous avez choisi comment? Pour vous, il faut se fier à quels critères?

Et puis, la question subsidiaire, à la première consultation, vous pensez qu'il faut absolument la présence de l'homme? Il risque de ne pas pouvoir... Mais il avait déjà vu notre ancien gygy...

Merci :)

Quand le désir de vie devient désir de mort...

Heu, oui, aujourd'hui le sujet n'est pas bien gai...

J'ai lu ce texte issu de l'association Maïa... Et il m'a touché. D'abord parce que cette tristesse immense que j'ai l'impression de ressentir par moment, elle est statistiquement normale, et puis parce que je me suis dit que cette épreuve pouvait être extrêmement fragilisante pour certaines femmes et qu'il fallait les choyer... J'ai très souvent besoin de me sentir "normale", ressentir comme les autres... 

Et puis le suicide, moins on en parle, plus ça tue... Alors, c'est peut être la psy qui parle, ou celle qui a perdu des personnes chères de cette terrible mort, mais si un jour ce genre d'idées vous viennent, pitié, demandez de l'aide avant qu'il ne soit trop tard...

Est ce que vous vous reconnaissez?
Certaines d'entre vous connaissent ces associations? Moi pas trop...

J'ai un peu modifié le texte pour le rendre lisible, vous trouverez l'original là :
 Infertilité : quand le désir de vie devient le désir de mort 

Mesdames, Messieurs, je souhaiterais tout d'abord remercier les organisateurs de m'avoir invité à parler d'un sujet très rarement traité : le suicide en lien avec l'infertilité.En réalité, lorsque Me Boudjerada m'a proposé de participer à cette table ronde, j'ai été un peu surprise et décontenancée. Sur le moment, je n'ai pas vu de lien clairement établi. Ensuite, j'ai repensé à ma propre expérience, celle-là même qui m'a conduit à fonder MAIA. Et j'ai repensé à ce jour où des idées de suicide se sont infiltrées en moi, tant la douleur de l'infertilité était grande. J'ai repensé à ces messages que nous recevions parfois, de la part d'un mari dévasté : «  Ma femme a souhaité en finir, elle n'en pouvait plus…  » J'ai réfléchi aux divers éléments qui peuvent conduire des individus, habités par une immense désir de vie, à choisir le chemin de la mort. Ce qui m'a amené, on le verra, à créer MAIA, et implicitement ce qui guide notre action de tous les jours : lutter contre la souffrance psychique engendrée par l'infertilité. 

Quels sont les facteurs aggravants ?

Le tabou de l'infertilité…. 
 
Malgré une prise en charge médicale importante en France, l'infertilité reste méconnue et représente un tabou important. Peu de couples osent aborder ce problème avec leur famille et leurs amis, ce qui participe à leur isolement. LSelon la définition de l'OMS, l'infertilité est l'incapacité pour un couple de concevoir après un an de rapports réguliers non protégés. On estime habituellement que l'infertilité touche entre 10 et 15 % de la population. Contrairement à de tenaces idées reçues, la cause de l'infertilité n'est féminine que dans 40 % des cas, 40 % des infertilités sont d'origine masculine et 20 % des cas d'infertilité sont d'étiologie masculine et féminine. Mais ce découpage ne doit pas masquer le fait que l'infertilité affecte le couple en tant que tel, et ses répercussions, comme nous allons le voir, ébranlent fortement les deux partenaires.

Effets individuels, familiaux et sociaux de l'infertilité 

Au niveau individuel : Une des caractéristiques principale de l'infertilité, est qu'elle provoque une lente « descente aux enfers » si l'infertilité se prolonge. Au départ, le couple passe par une phase de déni de l'infertilité et une période de confiance dans les traitements médicaux. Ceux-ci sont cependant précédés par des examens médicaux qui s'éloignent fréquemment sur une période importante : entre 6 mois et un an, avant d'aboutir à un diagnostic permettant de proposer un traitement.

Il faut toujours garder à l'esprit que le facteur temps est primordial en matière d'infertilité puisque la fécondité des femmes baisse au-delà de 30 ans. A cette phase de déni coïncide une phase de doute, surtout si les premiers traitements sont des échecs. Fréquemment, le conjoint infertile entre dans une phase de culpabilisation et de baisse d'estime de soi ; d'autre part, les examens médicaux et les traitements peuvent altérer les relations conjugales : par exemple, un prélèvement de sperme en vue d'examen suppose une abstinence de 3 jours : les rapports deviennent subordonnés aux examens ou traitements.  Très souvent, le gynécologue demandera d'abord au couple d'essayer de concevoir naturellement pendant un à deux ans. Ce n'est que passé ce délai qu'il commencera les investigations qui prennent entre 6 mois et un an.

Au niveau social et professionnel : Progressivement, le couple va s'isoler socialement et ce d'autant plus si des enfants sont présents dans l'entourage. Les fêtes de famille, et en particulier Noël, sont des périodes très délicates pour les couples infertiles ; les relations avec les couples amis se distendent et peuvent aller jusqu'à disparaître. Pour une femme souffrant d'infertilité, il devient impossible de voir une femme enceinte, d'aller dans une maternité, etc… 
Au niveau professionnel, l'infertilité peut aussi avoir un impact négatif important. D'abord, à cause des sentiments négatifs sur soi, qui déstabilisent l'individu. Mais aussi en raison des examens et traitements qui obligent les femmes à s'absenter assez régulièrement. Notons que ce sont les femmes qui supportent les plus gros des difficultés : même si l'infertilité est d'origine masculine, les traitements sont nécessairement subis par la femme. Il existe plusieurs types de traitements médicaux de l'infertilité. Mais en règle générale, ils supposent tous une stimulation hormonale de la femme, stimulation qui doit être suivie régulièrement par échographie et dosage sanguins, d'où la multiplication des rendez-vous médicaux. 

Infertilité, dépression et suicide 

Ainsi, l'infertilité provoque chez les couples des difficultés émotionnelles souvent importantes. Si l'infertilité persiste et si les échecs s'accumulent, ces difficultés s'aggravent et peuvent présenter un tableau pathologique. Nous n'avons trouvé aucune publication française ou internationale répertoriant le taux de suicide consécutifs à l'infertilité. 
Une étude britannique 3 réalisée en 1999 auprès de 2000 couples infertiles montre que les couples ont ressenti : 

Envie de pleurer     97 %
Dépression/isolement     94 %
Irritation     84 %
Sentiment d'imperfection     72 %
Culpabilité/honte     62 %
Idées suicidaires     20 %

 
Cependant, le tableau précédent suggère qu'un nombre élevé de couples vivent au moins un épisode de dépression majeure ; 20 % d'entre eux ont eu des idées suicidaires. Les conséquences à court, moyen et long terme peuvent être importantes, et ce d'autant moins que la dépression est rarement bien prise en charge. 

Ainsi, alors que l'infertilité est rarement (jamais ?) reconnue comme une maladie, force est de constater qu'une personne infertile ne correspond pas aux critères de définition de la santé de l'OMS : «  La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité . » 

L'infertilité masculine reste encore peu connue, l'infertilité étant encore de nos jours supposée uniquement d'origine féminine ! Il arrive encore que l'on prescrive des examens et des traitements à des femmes, sans même avoir vérifié la qualité du sperme ! Le tabou le plus important règne autour du don de cellules germinales : le couple ayant recours à un don de sperme ou d'ovocytes a les plus grandes difficultés à sortir de ce tabou, et s'engage bien souvent sur la voie du secret. En règle générale, les couples infertiles ont alors du mal à trouver du soutien social dans leur entourage. 

Au quel s'ajoute le tabou de la maladie mentale 

Paradoxalement, alors que beaucoup de couples souhaiteraient recevoir une aide psychologique, peu font la démarche spontanément. Il y a à ça une double explication :
•    L'ombre de l'infertilité psychogène : il semble que dans certains cas, l'infertilité pourrait résulter d'un blocage inconscient de la fonction reproductrice lié à l'histoire du patient ; dans l'esprit du patient, cela se traduit par une culpabilité plus ou moins latente : « si je suis stérile, c'est de ma faute… ». Dès lors, consulter un psy rendrait « crédible » cette hypothèse. 

•    Les psys, c'est pour les fous : les rôles et fonctions des différents intervenants sont mal connus ; une psychothérapie est vue comme nécessairement très longue et très coûteuse. Les psychiatres sont perçus uniquement comme prescripteurs de médicaments, lesquels sont associés à accoutumance et dépendance. 

Dans les représentations des patients, il n'y a pas de place pour une psychothérapie de soutien.
Stéréotypes, préjugés, stigmatisation 

L'infertilité et ses traitements médicaux sont mal connus, mal compris et sont donc sujets à stéréotypes et préjugés. Certains sont exprimés par les proches : «  c'est dans la tête, tu y penses trop  » ou «  on peut vivre sans enfants  » prononcé par la cousine qui en a 3 ! Nous appelons ça les mots qui tuent, ceux qui renforcent le sentiment d'incompréhension et de culpabilité et le désir d'isolement. Les traitements contre l'infertilité, perçus comme non naturels, attirent la méfiance et parfois la réprobation : «  est ce que ces enfants seront normaux  ? » Surtout, des jugements stigmatisants sont prononcés via les médias par des personnes ayant autorité : les couples infertiles veulent «  un enfant sur mesure, parfait  », «  un enfant à tout prix  », «  un enfant tout de suite  ». «  Ils n'ont qu'à adopter  » sachant que pour environ 25.000 dossiers en attente, moins de 4.000 adoptions ont été prononcées en 2004. «  L'enfant n'est pas un objet que l'on peut s'offrir, jeter ou exiger dans la précipitation ou l'inconscience  » (Didier Sicard, président du CCNE, l'Express, 16/01/2003) ; rappelons qu'entre le désir d'enfant du couple et le premier traitement, il s'écoule en général 18 mois à deux ans d'attente… parler de précipitation dans ces conditions semble exagéré. Tous ces jugements sont inutilement blessants car ils sont injustes et infondés ; ils contribuent à rendre les couples infertiles suspects et forcément coupables (donc ce qu'il leur arrive est bien mérité, selon la dialectique de la responsabilité et de la culpabilité).

Quelles actions à mettre en œuvre ? 

Nous l'avons vu, l'infertilité est une problématique complexe, difficile à vivre et aux conséquences potentiellement importantes. Rappelons-le, les idées suicidaires ont été exprimées par 20 % des sujets interrogés par Kerr. 

Accueil, soutien et information des couples : restaurer le sujet dans sa dimension psychique 
 
Restons tout de même optimistes ; cette même étude nous apprend que 28 % des couples interrogés ont trouvé que leurs relations conjugales se sont améliorées dans cette épreuve. Mais beaucoup reste à faire.
Notre association est engagée sur plusieurs fronts pour faire évoluer la situation.
Les actions prioritaires sont bien évidemment en direction des couples. Par tous les moyens à notre disposition : rencontres, accueil téléphonique, site et forum Internet, nous soutenons et informons les couples dans leurs parcours. Nous leur offrons un espace de parole et de reconnaissance nécessaires.
Nous travaillons avec eux sur la culpabilité et la honte associées à l'infertilité et nous les aidons, autant que faire se peut, à assumer et relativiser cette souffrance. 

Une information nécessaire 

Parallèlement, nous développons des actions en direction des médias, de la société en général pour expliquer l'infertilité, ses causes et ses conséquences. Nous développons un partenariat avec les médecins d'AMP car nous pensons qu'un dialogue est nécessaire pour faire mieux connaître, de part et d'autres, les réalités de l'infertilité. 

Et les psy… (-chiatres, -chologues, -cothérapeutes..) dans tout ça ? 

Aujourd'hui, il me semble important de développer des modalités de prise en charge adaptées à l'infertilité. Le plus souvent, il suffira de psychothérapies de soutien, qui, en permettant au sujet d'exprimer son vécu, évitera la descente vers la dépression. 

Une attention particulière doit être apportée à la communication dans le couple : la femme a le plus souvent à extérioriser ses ressentis, alors que l'homme communique peu sur l'infertilité. Il s'ensuit fréquemment une incompréhension montante, la femme pensant que son mari « ne se sent pas concerné » et ne trouvant pas de soutien auprès de son mari ; le mari lui souhaite conserver pour lui les sentiments qu'il éprouve, le plus souvent à cause de la culpabilité qu'il ressent à imposer les traitements à son épouse.
De manière plus générale, il me semble aujourd'hui important que les professions psy- clarifient leurs rôles respectifs afin que les patients s'orientent plus efficacement vers l'interlocuteur approprié.

Conclusion 

En fait, la situation me rappelle étrangement une période pas si éloignée où l'on mourrait d'une longue et pénible maladie, et non pas du cancer. Cette époque là est révolue, les malades ont désormais la parole. La honte et la culpabilité ont disparu à mesure que la connaissance a progressé. La maladie n'en est pas moins terrible, ni douloureuse, mais les malades peuvent trouver du soutien auprès de leurs proches. 

Faisons de même pour l'infertilité.
 

lundi 3 décembre 2012

C'est bientôt Noël...


Au moins une occasion de se réjouir un peu, chez moi Noël, c'est vraiment joie et fête ! Alors j'espère en profiter même si ce deuxième Noël seul depuis notre désir d'avoir des enfants éveille aussi beaucoup d'impatience... Et je ne peux pas nier que j'aurais tellement aimé avoir un enfant cette année... Pire, quand on a commencé, je n'imaginais même pas que nous passerions ce Noël sans un petit là ou en route. J'étais tellement naïve...

 Sur les photos (de mauvaises qualité), un calendrier de l'avent que j'ai fabriqué pour mon Homme chéri :)
Il était vraiment content !
On se raccroche aux petites choses...


Je croise les doigts, et tout ce que je demande pour cette nouvelle année, c'est que l'attente soit plus douce... Que nous la vivions un peu moins à vif... J'aimerais tellement qu'à ces rdv de fin décembre, on nous annonce que les choses iront vite...


Cette attente me semble si irréelle, quand on parle de FIV avec mon mari, j'ai l'impression que c'est pas possible, que ce n'est pas de nous dont on parle... Que ces 14-15 mois d'attente (si peu comparés à d’autres..), ce n'est pas possible, il ne se sont pas déjà écoulés... Mais pourquoi, pourquoi on n'est pas capable de faire des bébés tranquilles...

Heureusement que le plan de bataille se dessine !!!
Pour vous, du jour où vous avez fait tous les examens et rencontré Dr PMA, c'est allé vite le début des essais qui peuvent marcher?

jeudi 29 novembre 2012

Allez Bam, dans ta face...

Je me sens tellement angoissée, j'oscille entre un espoir démesuré en la médecine et un profond sentiment que jamais on y arrivera... Je sais, je suis défaitiste, c'est une manière de me protéger... Je suis morte de trouille... Et je sais que c'est pas fini...

Hier soir on a récupéré les résultats du deuxième spermogramme de mon mari et je n'en attendais qu'une confirmation du premier, on avait été bien briffés, ça n'allait pas, de toute probabilité, changer le pronostic. Mais là... Tout est moins bon, à part le nombre global je crois.

Pour tout vous dire, c'est arrivé dans de drôles de circonstances, on venait de se disputer avec mon mari (la fille est susceptible et monte vite dans les tours et le garçon très maladroit et fier/têtu), et comme à son habitude, quand il fait la tête et que ça me rend dingue, je pars de chez moi, fâchée à 21h avec le sentiment que jamais je ne pourrais décolérer (j'ai souvent cette impression mais je suis une brave fille, ça redescend vite !). Quand Monsieur a daigné me reparler par texto (oui on est un couple qui se réconcilie par texto), j'ai bien dit toute ma colère, lui aussi, il a finalement pu s'excuser, moi aussi, roule ma poule... Je rentre doucement chez moi (c'est pas tout ça, mais il devait faire 3 degrés dehors !) et je reçois un texto catastrophé de mon mari sur ses résultats qu'il venait d'ouvrir. Je peux vous dire qu'à cet instant, tout ne m'a semblé que broutille.

J'ai regardé tout ça comme si j'étais dans une 3ème dimension, refusant de me laisser toucher... La conclusion : indication d'IMSI et cette fragmentation qui me fait trop flipper... Rien que ça... Mon mari était au 36ème dessous, j'ai essayé de le réconforter mais je crois qu'il voulait sa caverne (pour les aficionados de Mars et Vénus).

Et 2h plus tard, Bam, j'ai plus pu faire comme si j'y étais imperméable, je me suis écroulée en larmes. Parce que sincèrement, c'est si dur d'y croire. Je me remémore en permanence les mots de chère Plume qui dit que la PMA et les problèmes de zozos masculins, c'est vraiment pas la panacée. Et je ne peux pas m'empêcher de penser que je ne me sens pas capable dans notre couple de faire appel à un don de gamète, qu'adopter, j'en ai une trouille terrible... Que si tout ça ne fonctionne pas... Alors je sais, petit pas par petit pas, ça ne sert à rien de se projeter comme ça... Je vais essayer... Et je dois abandonner tous mes rêves de familles nombreuses... J'en voulais 4 au moins des enfants...

Pourquoi c'est si dur... Pourquoi moi, pourquoi nous? Je suis terriblement en colère... Et je ne peux pas l'exprimer dans la réalité... J'ai des amies vraiment sympas, une qui est passé par là et qui est tellement gentille, malgré ses deux toutes petites jumelles, elle prend du temps pour moi, une autre qui a vécu le spermo 000 et qui a adopté, mais qui sait si bien compatir, une qui a tous ses enfants en C1 mais qui est là, quelle que soit l'heure, et une dernière qui a ses enfants naturellement mais en attendant des années... Et malgré ma chance d'avoir ces amies (que j'ai terriblement peur d'user), je me focalise sur toutes celles qui s'en fichent, qui me donnent des conseils à la con, qui n'ont pas l'air de réaliser combien nous avons de la peine... Ingrate que je suis !

Je vous mets le spermo, on passe de tératospermie isolée sévère (un peu hypospermie) à OATS sévère. C'est pas pour étaler la vie privée mais ça peut servir à d'autres... Et puis si vous vous reconnaissez...

Les hormones, ça va, c'est déjà ça. Enfin, FSH limite haute, ça peut vouloir dire un truc?
Volume : 5.3
95 millions au total (ça je crois que c'est plutôt bien)
ou 18 millions / ml

40% formes vivantes à la 1ere heure, nécrospermie (ce terme me donne la nausée...)
70% d'immobiles après 1h
75% après 4h

Test de survie, 5% à 37, 10% à 22

97% d'atypicités avec 90% d'anomalies sévères (75% avec 3 anomalies de la tête) : envisager IMSI.

Test de fragmentation 25% (et là, j'ai envie de pleurer...)

Bactério négative.

Bref... J'imagine qu'il y a pire, je sais pas, je suis pas médecin (enfin, pas cette hyperspécialité, j'y connais quedalle) et on est tout seuls avec ce spermo à la noix... RdV dans 1 mois. Comment je vais arrêter de m'angoisser, moi, la grande stressée de la vie...

J'aimerais hiberner...
Je croyais encore un tout petit peu au bébé couette...



mercredi 28 novembre 2012

Un livre : Le confident d'Hélène Grémillon

Je ne sais pas bien si c'est une bonne idée de vous présenter ce livre... Je l'ai acheté sans arrière pensée, je n'avais pas trop réalisé que l'image de couverture parle d'elle même, mais ce livre parle de maternité, et d'infertilité... entre autre ! J'ai eu l'impression que le sort s'acharnait quand j'ai commencé à le lire car je l'avais précisément acheté pour me distraire de toute ces histoires d'utérus. Mais j'ai finalement bien fait.

Le synopsis :
Camille vient de perdre sa mère. Sous le choc, elle reçoit les lettres de condoléances sans même les ouvrir. Jusqu’à ce qu’elle reçoive une lettre pas comme les autres, une lettre non signée qui raconte une histoire. Elle croit d’abord à une erreur, mais chaque semaine une nouvelle lettre arrive, racontant la suite de l’histoire. Une histoire à laquelle elle n’est visiblement pas étrangère.

 J'ai été profondément émue par ce récit, par ces histoires de femmes qui s’entremêlent, par la justesse avec laquelle l'infertilité et les fantasmes que ça évoque sont dépeint... Alors, ce n'est pas drôle, mais pas vraiment triste non plus, et ça prend aux tripes, juste là où on aimerait bien un enfant...

Il y a du drame et du secret de famille, il y a un vrai suspense, il y a des personnages hyper attachants, avec des caractères fins et ambigus, il y a un livre que je n'ai pas lâché du début à la fin. Alors d'accord, je lis vite et beaucoup, mais celui là, je suis sure qu'il plaira à d'autre, la lecture est fluide et on accroche dès le premier chapitre. Et puis, ça me ferait plaisir de partager ce que vous en avez pensé :)





Et d’ailleurs, ce post m’évoque une question… Quel livre avez-vous lu sur l’infertilité ? Est-ce que certains vous ont aidé ? J’ai tant rêvé lire ceux du rayon grossesse, faire ma groupie et en acheter des tas, et je suis frustrée !!!

lundi 26 novembre 2012

Ce qui ne tue pas...

... ne rend PAS toujours plus fort...


Je ne supporte pas cette phrase, celle que ma mère me sort régulièrement, comme si elle était rassurante.
NON...
Moi, j'ai peur... Peur comme un enfant, peur et envie de me blottir dans des bras rassurants.
Peur que mon couple souffre et se brise
Peur de grossir, encore plus, même si c'est oh combien futile
Peur de ne pas me concentrer comme il faut sur ma thèse, parce que ça me semble plus si important
Peur de devenir encore plus anxieuse que je ne le suis
Peur de ne jamais connaitre la joie d'un test surprise
Peur de ne jamais sentir des petits pieds dans mon ventre
Peur de ne jamais pouvoir tenir un bébé de nous dans les bras
Peur de ne jamais enfouir mon visage dans le cou de mon tout petit
Peur de ne jamais entendre les rires de nos enfants  
Peur de mes pleurs, le soir, que je ne sais pas bien apaiser
Peur de ne pas chanter de berceuse chaque soir
Peur de ne pas raler avec les autres mamans pour des histoires de caca dur ou popo mou
Peur de ne pas m'extasier pour chaque petit progrès que notre enfant fera
Peur de devenir aigrie
Peur de vivre des piqures, des montagnes russes
Peur des gynécos, de leur jugement sur mon ventre trop mou, trop gros, déjà vergeturé
Peur de fuir ces familles souriantes qui auraient pu jouer la pub Ricoré
Peur de ne pas pouvoir faire des bisous prout sur le bidou d'un tout petit
Peur de devenir une chouineuse
Peur d'être obnubilée, un peu comme maintenant
Peur de vivre un peu trop dans l'espoir, sans bien jouir de chaque journée qui m'est donnée
Peur de ne pas savourer assez ces moments à deux
Peur qu'on ne m'appelle jamais "Maman"


Parce que oui, j'espère, oui, il y a la PMA, mais non, rien n'est gagné... Et ça m'effraie tant.
Et je me sens si seule avec toutes ces pensées qui tournent en rond dans ma tête...
Désolée...

dimanche 25 novembre 2012

L'homme y est allé !

Héhé, l'homme y est allé... Il a repoussé toute la semaine, ça devait être lundi, puis mardi, puis... jeudi et finalement, le vendredi, il s'est rendu au labo.

Et vous savez quoi? Je n'ai même pas ralé. J'ai respecté son rythme avec de sincères encouragements sans lui renvoyer que heureusement que je faisais moins de cinéma quand c'était mon tour ! Je plaisante, mais il était sérieusement angoissé et ça me faisait vraiment de la peine pour lui. C'est fragile nos hommes parfois...

Donc voilà, délesté de 270euros (oui oui, tout ça n'est pas remboursé, youpi...), d'un spermo avec recherche d'anomalies génétiques, étude de la fragmentation, test pré IMSi et des dosages hormonaux, nous saurons bientôt... Je me sens à la fois paniquée en ce moment et à la fois, j'ai l'impression qu'on avance, enfin. Je ne supportais plus ces semaines à ne rien faire. L'homme passe une échographie dans 2 semaines et dans 4 semaines, rencontre avec l'andrologue et un nouveau doc'PMA. C'est un homme, ce médecin, et mon mari a l'air paniqué que j'aille voir un homme :D Je n'aurais pas cru qu'il pourrait réagir ainsi... Ca m'a beaucoup fait rire.

Ce WE, je me suis permise de rêvasser à nouveau à cet enfant que nous espérons, à regarder les vitrines de magasins croulant sous les jolies petites choses d'enfants... Ça faisait longtemps...Pourvu que les résultats ne soient pas trop cata...

Je terminerais par une petite phrase qu'a dite la gentille dame piqueuse du labo à mon mari quand il était au bord de tomber dans les pommes (oui, petite chose fragile je vous dit, mais qu'est ce que je l'aime) et quand il lui expliquait nos soucis : "ah ça mon bon monsieur, va falloir trouver autre chose pour être original !"

Merci à toutes pour vos encouragements !!!

mercredi 21 novembre 2012

Spermogramme, des questions...


J'aurais une question pour les PMettes en herbe...
Sur l'ordonnance de mon mari, il y a écrit qu'il faut faire un test de fragmentation ADN et une étude morphologique à fort grossissement (test pré IMSI). A nos frais (125euros quand même)...
A quoi ça sert? Est ce important? Indispensable?
En fait, je crois que je balise si les résultats sont mauvais...

Et puis j'ai lu que test de fragmentation sans test de décondensation, c'était pas très révélateur, vous en savez quelque chose?

Viens là que je te fasse un calin...

Non non, je n'ovule pas, ce n'est pas de ce genre de câlin dont je parle... C'est de câlins à ce petit (grumpf) corps que je possède, c'est un peu de douceur à m'accorder au lieu de m'insulter...

Oui, parce que mon corps et moi, c'est loin d'être une histoire d'amour. Depuis l'adolescence, il est trop gros et moche. Et quand enfin, j'ai fini par un peu mieux l'accepter, même avec mes kilos en trop, à pouvoir en faire un outil de charme ou de séduction, un corps qui me représente pas trop mal, je le découvre même pas capable de me pondre un petit môme... Et le pire dans tout ça, c'est que le premier truc qu'on me renvoie à la tête, c'est qu'il faut que je perde du poids ! C'est encore moi la fautive... Certes, avec un IMC à 28 et des poussières (trop lourdes les poussières), il serait de bon ton que je me prenne en main !

Ah... mais j'allais oublier... ça ne fait pas 15 ans que j'essaie ! Ben oui, c'est évident, ces petits tas de gras, ils ne m'ont jamais dérangée, je n'ai JAMAIS essayé de les déloger? Merci pour votre psycho à deux balles Madame la Gynéco, mais il aurait aussi été sympa de m'épargner le "Ah mais moi je suis gynéco hein, pas psy" quand j'ai essayé de vous expliquer que je n'y arrivais en général pas, à perdre du poids... Voire que je faisais l'inverse dès que je me mettais la pression.

Alors OK, je suis complètement névrosée et le poids, ça doit cristalliser tous mes soucis, avec mes parents, avec moi même etc, mais pour UNE fois dans ma vie, j'aurais tellement aimé devenir mère sans que ca revienne au centre de tout...

Vous savez mes premières requêtes google au moment d’arrêter la pilule : "est ce qu'on peut être une belle femme enceinte quand on est grosse", "est ce que ça se verra"...

Parce que là, même avec l'énoooorme motivation de faire un enfant, je n'y arrive pas. C'est tout de même malheureux d'être une mauvaise mère avant même d'être mère ! Je ne sais pas quoi faire... Alors certes, ça ne donnera pas des spermato plus vaillants à mon homme mais ça régulera peut être un peu mieux mes cycles qui sait... Je sais que scientifiquement ça aggrave les OPK...

Je bouge, je marche plus d'une heure par jour, je cours une ou 2 fois par semaine, je fais du vélo, du ping pong, je vais à la piscine de temps en temps, mais je ne perds pas 1g. Je ne mange pas de frites, je limite le gras et le sucre, je suis gourmande (ça je ne peux pas le nier) mais sans excès quotidien, les légumes sont mes potes, mais je ne perds pas 1g. Je sors une soirée sans faire gaffe du tout et je me tape un kilo de plus que je n'arrive pas à perdre...

Bref, entre mon corps et moi, c'est la guerre. Et je suis bien convaincue que c'est en faisant la paix qu'un jour peut être, je me débarasserais de mes petits tas de gras (j'ai presque l'air de bien les aimer ?).

Alors hier, je me suis prise par la main et je suis allée à mon premier cours de Yoga. Parce que le stress est mon ennemi et que ma sangle abdominale ressemble à une vieille jante mal gonflée ce qui est fâcheux avant même d'avoir eu des enfants.

Et devinez quoi? J'ai A-DO-RÉ ! Oui oui, la prof est charmante, c'était du musclage intensif tout en douceur, de la relaxation agréable (et dire que moi la relaxation, je détestais ça), je sens mon corps et ça fait un bien fou ! En plus, c'est moins de 3 euros le cours (ouf, je peux faire face) et avec des gens sympas. Tout pour plaire ;) Elle disait "respirer en vous regardant mentalement avec douceur, comme si votre air vous caressait de l'intérieur" (orgasmique non?), mine de rien, ça fait du bien... Pourquoi ai-je cette propension à regarder les autres avec beaucoup de douceur et à me maltraiter autant?

J'ai mis en place l'étape 1 dans la bataille contre le stress Mouahahahaha !!!

Vous croyez que ça aide pour le kama sutra??

lundi 19 novembre 2012

Heu... Que dire...

Je peste régulièrement contre les personnes qui manquent fichtrement de délicatesse, comme ces amies qui t'annoncent leur grossesse sans un petit mot pour toi alors qu'elles connaissent pertinemment nos difficultés. Mais autant certaines réactions dénotent une indélicatesse évidente (je passe sur "c'est dans la tête, vous êtes jeunes, tu bosses trop et autres réactions culpabilisantes voire franchement perverses), autant parfois, je trouve ça à coté de la plaque mais je ne sais pas si j'aurais mieux fait.
J'y vois plusieurs catégories de personnes :

- les catastrophistes
Au moins,  là, elle prennent l'ampleur du drame pour nous ! On se sent comprise et ça fait du bien. (En écrivant, j'ai l'impression de rédiger l'horoscope du jour ou un test BIBA). Mais bon, très vite, on a l'impression que c'est à nous de les rassurer parce qu'elles vont presque finir par pleurer pour nous... Et puis, faut pas trop catastropher non plus, parce que les "quoi, tu pourras jamais avoir de bébé?" avec des grands yeux ronds et la bouche ouverte en mode cartoon , c'est pas à proprement parler réconfortant non plus...

- les rassurantes
Dans les moments d'angoisses, ça peut être pas mal aussi une petite dose de réassurance... Parce que ça fait toujours un peu de bien d'entendre que d'autres y croient encore quand on n'y croit plus beaucoup... Mais rapidement, on sent son inquiétude banalisée ou niée, "mais ça va bien se passer, t'inquiètes pas", heu, si, j'ai de bonnes raisons de m'inquiéter ! Il y a celles aussi qui illustrent avec des histoires vécues. J'ai encore entendu ce we l'histoire de ces centaines (milliers, millions hein...) de femmes qui au moment de commencer une FIV tombent enceintes, merci Seigneur... Et alors, pour celles qui n'ont pas le miracle si courant, elles n'ont pas assez baisé  prié? Désolée...

- les solutionneuses 
Ce sont des warriors, à peine le problème circonscrit, elles entrevoient la solution et élaborent pour toi un plan d'attaque en 19 actions ! Si tu fais ça, ça et ci et que t'oublies pas ça et que tu vas voir tel médecin miracle, tout va bien se passer ! Penses pas, A-GIS ! Parfois ça aussi, ça fait du bien, se coller des objectifs concrets et jalonner tout à court terme... Mais bon, faut pas lever les yeux, sinon le vide et l'incertitude derrière peut te sembler bien menaçant... Débranche ton cerveau ma copine, ça va bien se passer ! Ah zut, je trouve pas le bouton off... Mais leçon retenue, il ne faut pas trop que je te parle de mes états d'âmes ! Ma grand mère est comme ça, dans la vie, il ne faut surtout pas réfléchir, sinon, on devient triste et ça c'est tabou !

- les distrayeuses
Ce sont celles qui te proposent de te miner à coups de mojitos  de boire un bon chocolat chaud les soirs de déprime devant un film qui te raconte une histoire bien plus glauque que la tienne (genre Philadelphie...) ou te prête un livre à pleurer sur autre chose (vous avez lu "l'enfant éternel" ? non ? C'est magnifique... mais si vous n'aimez pas avoir le nez chou fleur et les yeux rouges et le coeur serré à mort, mieux vaut s'abstenir... et peut être éviter de l'offrir comme l'a fait une de mes amies, juste au moment où un de vos proches souffre d'un cancer grave. Cela dit, je ne lui en veux pas, j'ai adoré, j'suis sans doute un peu maso). Bref, je m'égare, mais ces personnes là peuvent être d'un grand secours !!

- les oreilles compatissantes
Ce sont celles qui t'écoutent avec bienveillance, ponctuant leur discours de gentils "oui oui" ou "hum hum" ou "ma pauvre..." et même que ça fait du bien parce que tu te mets à pleurer un bon coup et à raconter combien c'est trop inz'uste ce qui t'arrive et tellement trop long et angoissant...  Et même que t'as presque l'impression d'être chez le psy. Sauf qu'après tu culpabilises parce que tu as trop parlé de toi. Elles ont le défaut de pas t'apporter beaucoup de grain à moudre, mais au moins, tu vides ton sac... Et bon, quand tu dis pas grand chose, tu risques pas trop de faire des gaffes ! Mais tu ne te mouilles pas trop non plus... Ça peut manquer d'un peu de répondant !

- les mystiques
Je vais prier pour toi... Vous trouverez une autre forme de fécondité...  Votre chemin n'est pas celui là... Heu, alors, moi ça me touche toujours qu'on me dise qu'on va prier pour nous parce que je me dis qu'on pense un peu à nous et que ça peut pas complètement se perdre dans l'énergie cosmique, mais pour le reste, je n'ai PAS envie là tout de suite d'une autre forme de fécondité scrogneugneu...

Ouais, Lisette elle est jamais contente, on peut rien dire, c'est terrible ! Ben en fait si, dites, dites les amis, je crois que le pire, c'est d'ignorer... Et puis, qu'est ce qu'on ferait si on pouvait pas parler des gaffes à gogo?

J'ai encore eu la fameuse phrase ce we (et pourtant je ne me plaignais pas !!) d'une amie qui a vécu le drame terrible de perdre un enfant à l'age de quelques mois il y a 3 ans (heureusement elle en a un plus grand et un plus petit depuis). J'essaie de lui en parler de temps en temps parce que je crois qu'elle en a besoin et elle me le confirme. Elle sait que c'est chaud parfois cette attente et ce diagnostic, et sans que je sois préparée à l'entendre à ce moment là, elle me dit "tu vois, je sais que c'est pas forcément facile de vivre l'infertilité, mais perdre un enfant, c'est bien pire, parce que c'est irréversible. Alors que toi, au pire, t'adopteras, y a de l'espoir !". Je crois que d'un coté elle avait raison, mais d'un autre, je l'ai pas trop bien vécue cette phrase... J'ai pas le courage d'adopter !!! Je me sens absolument pas prête, arretez de me sortir cette solution qui m'effare ! Un jour, peut être, j'en sais rien, mais là, non, je peux pas...

Bon voilà, je deviens susceptible... Je crois que vous allez me trouver bien ingrate ou méchante :) Mais c'est pas le but du post... C'est juste pour pointer combien c'est pas facile de trouver la bonne attitude, sans doute que la bonne attitude est dans un mélange des genres... Et moi même je ne saurais pas forcément soutenir comme il faut un couple infertile !

Pour terminer sur une lueur d'espoir, je les aimes bien toutes ces personnes adroites ou maladroites, mais qui m'aiment suffisamment pour pas s'en foutre... Et j'ai beau râler, quelle que soit leurs paroles ou gestes, même à coté de la plaque, toutes ces manifestations de soutien me vont droit au cœur...

Et vous? Quelle attitude vous fait du bien?

vendredi 16 novembre 2012

Plus c'est long, plus c'est bon !

Tu parles...
J'en ai mare... J'en ai mare d'attendre. J'ai l'impression que je n'y arriverais jamais, j'ai l'impression que je ne pourrais pas gérer échecs sur échecs... Et je ne peux pas partir positive, parce que ça me ferait tomber d'encore plus haut.

Et ce blog, ça me fait du bien, parce qu'au lieu de chouiner dans les bras de mon homme ou de mes amies, je crie ma colère ici. Mais j'imagine que c'est lourd pour ceux qui lisent. D'autant que certaines vivent des choses tellement plus douloureuses... Alors je culpabilise, encore...

Je culpabilise tout le temps ! Particulièrement de ne pas tomber enceinte.

Et je crois que la patience est loin de faire partie de mes qualités ! Je me demande si une fois que je saurais un peu vers où on va ça ira mieux ou si une autre attente aussi pénible, voire plus, succédera à cette période.

La semaine prochaine, l'homme est sensé déposer un peu de semence dans le petit flacon... J'espère qu'il ira.

J'ai hâte d'être aux étapes d'après et en même temps, ça me terrifie...

Ils sont pas gais mes billets...

mercredi 14 novembre 2012

THE belle maman

Je ne suis pas particulièrement à plaindre de ce côté, en général, mais parfois je me demande quand même pourquoi on dit belle?

Et en ce qui concerne l'infertilité, franchement, j'enlève belle et je remplace par "à côté de la plaque" (pour être sincere, sur le moment, la qualification aurais été moins douce et j'aurais volontiers voulu la prier de bien vouloir bancher sa cervelle...).

Pour tout vous dire, je l'aime bien ma belle mère, elle est pas envahissante, plutôt sympa, souriante... Mais elle a deux énormes défauts :

- 1er defaut : elle couve son fils et me demande régulièrement d'un air suspicieux (oui oui) si je le nourris bien parce qu'il est maigrichon... Habitude dé-tes-table, vous en conviendrez? C'est bien connu, j'adoooore faire crever les gens de faim, et je garde les clés du garde manger rien que pour moi, gnark ! Barbe Bleue the return... D'autant que l'homme-fiston-de-sa-maman est certes mince mais se nourrit quotidiennement de pâtes, patates, pizza, semoule et quand il faut varier, pâtes et pizza ensemble ! Et heureusement que je rajoute un peu de vert dans son assiette de temps en temps ! Entre nous, elle avait qu'à lui donner un génome moins facile, tu sais, un de ces génomes comme le mien qui prends 3kilos par bouchée de chocolat ! Bref, c'est un exemple, mais ça m'agace... Et c'est pareil quand fiston à un rhume, fiston est fatigué, fiston est triste, c'est toujours ma faute !!! Heureusement que parfois elle pense à dire que je l'ai rendu heureux son fils, et qu'il est beaucoup plus épanoui depuis qu'on se connait... Non mais !

- 2ème défaut : elle pose pas de questions aux autres, comme si ça l'intéressait pas... Elle raconte sa vie, elle est rigolote, mais elle ne demande jamais à son fiston chéri comment il va, ce qu'il fait et à moi, encore moins... J'ose me dire qu'elle n'y pense pas, j'ose croire (sincèrement) que ce n'est pas une manifestation d'égoïsme exacerbé... Mais c'est franchement désagréable... Parce que moi à la limite, je m'en accommode, mais je déteste voir MON mari souffrir de ce désintérêt maternel... Oui, c'est un peu paradoxal, la belle mère est complexe...

Revenons donc à nos moutons, le jour où belle maman a carrément merdoyé...

L'homme n'avait pas jugé bon d'informer sa mère de nos difficulté Mes parents ayant été rapidement au courant et connaissant la jalousie inter-familiale, je n'aurais pas fait ce choix là, mais je respectais son silence... Jusqu'au jour où, après une Nième allusion alors que je l'avais au téléphone, sur ses futurs petits enfants, un soir où franchement j'étais déjà au bord des larmes, j'ai craqué. Je lui ai dit que ça serait long (oui j'y ai quand même mis les formes), que ça serait difficile, qu'ON avait des soucis, que la pudeur de l'Homme l'avait empêché de lui en parler mais que au moins, maintenant qu'elle savait, elle allait pouvoir (fermer sa boîte à grosses gaffes?) nous soutenir sans allusions ni illusions !

Enfin, c'est ce que je croyais...

La réponse qui scie...

- oh, mon pauvre Fiston, c'est pas possible, lui qui voulait teeeellement des enfants, il doit être teeeellement malheureux... Il pourra pas vivre sans enfants (moi non plus, ça tombe bien, on a prévu soirée suicide collectif ce soir...)

- mais tu as quoi comme problème? (No comment...)

- vous allez adopter alors? Ah mais avec ta religion (bon, oui, j'suis croyante, chacun ses defauts, mais j'en parle jamais !!), tu peux adopter? (Ça aussi se passe de commentaires)

- ah mais sinon, vous pouvez pas faire une FIV, c'est facile, j'ai vu l'autre soir à la télé... (Bon, ça aussi... Facile, bien évidemment)

- bon bah, c'est pas si grave, Fiston's sister va bientôt s'y mettre à vouloir un bébé, je patienterais... (Aaaaaaaaah)

- oh mon dieu mon dieu, il doit être telllllement malheureux (bon ça va, on a compris), tu t'en occupes bien hein?

Alors, je sais pas si c'est moi qui ai un problème, sans doute que ça partait d'un bon sentiment de sa part, mais cette litanie de questions que j'ai trouvé toutes moins aidantes les unes que les autres, ça m'a scotchée... J'ai même pas su quoi répondre d'intelligent, terassée par tant d'âneries... J'ai même pas eu le cœur de lui dire que la semence de son fiston bien aimé n'était pas vaillante et que m... à la fin, c'était pas de ma faute ! C'est pas ses oignons...

Conclusion

1/ j'aurais rien du dire, je maudis ma spontanéité et mon mari est un sage

2/ j'ai engueulé mon mari le soir parce que je suis une sale teigne et même que le pauvre, il n'avait rien fait, mais quand même...

lundi 12 novembre 2012

Un bébé nommé "thèse"

A 1 semaine du début de la thèse, je réalise le travail monstrueux à fournir, les doutes, remises en questions, avancée à tatons... Tout ça dans ma petite tête qui n'a jamais confiance en elle, ça promet !

Mais c'est bien, ça me distrait, ça détourne (un peu) mon esprit de ce projet bébé, les semaines me semblent moins longues... Je fais turbiner mes petits neurones, je pédale dans autre chose que PMA, zozos, date de fécondité, cycles pourris, bébés qui naissent et ça fait du bien.

Et mon directeur de thèse qui me racontait la vie de ses 3 petits garçons il y a quelques jours en vient à me poser la question : "et toi, tu veux des enfants?". Question à laquelle je ne m'attendais pas ce jour là, et j'ai répondu, très spontanément : "Oui, mais on n'y arrive pas. Je voulais une grande famille, c'est compromis. En attendant, je fais un  bébé thèse...". Évidemment, comme d'habitude, il était muet après, mais moi, ça m'a fait rire !

Bon, gestation de 2 ou 3 ans, il a intérêt à être beau ce bébé !

samedi 10 novembre 2012

VDM...


SMS au réveil, d'un ami :

"Dit Lisette, je suis trop embêté, j'ai eu des rapports il y a 3 jours avec ma nouvelle copine et on s'est pas protégés et elle était pile à son ovulation et elle a déjà eu deux enfants comme ça avec deux hommes différents et elle est instable et incapable d'assumer. Alors elle angoisse et fait l'autruche, et moi... je ne sais pas quoi faire. Help !!"

VDM...


Je suis aigrie...
Je vais l'aider hein, enfin, comme je peux, mais je suis aigrie quand même.

mercredi 7 novembre 2012

Les petites histoires...



Dans cette attente, je suis marquée par la volonté de connaitre des histoires, celles de celles qui attendent, celles qui ont attendu... Et quand on l'annonce à l'entourage, chacun y va de sa petite histoire !

Il y a ceux qui ne peuvent pas s'empêcher de te raconter une histoire triste, quelque part, ils sont agaçants mais au moins ils sont honnêtes.

Il y a ceux qui ont toujours plein d'exemples positifs et du coup, c'est sur, c'est pas possible autrement, pour toi, ça marchera !!! Mais du coup, ils minimisent l'angoisse de l'incertitude, elle est illégitime et tu te sens pov' tâche de t'inquiéter comme ça, elle t'a dit la madame : pour toute ses copines, ça a marché ! Et toujours cette histoire (honte à moi, je la racontais !!) de la cousine Truc qui a adopté 3 enfants avant d'en avoir 3 fait maison sans avoir eu le temps de dire ouf. Ou celle de ma tante qui a eu 2 petits Pma puis 1 petite arrivée dans la foulée a plus de 40 ans. Oui... mais si nous c'était pas pareil ?


Il y a des moments où l'histoire des autres, tu n'en as rien à faire, tu n'as pas envie qu'on te la raconte... Tu peux la lire, tu aimes la partager avec les autres "infertiles", mais pas qu'on te raconte l'histoire de la voisine de Mme Michu qui a eu 8 gamins en PMA à chaque fois du premier coup.

Et malgré tout, j'ai terriblement besoin de connaitre le parcours des autres, de me rassurer ou de prendre la mesure de l'échec possible, de comprendre le pourquoi du comment, de trouver de l'espoir concret. Besoin surtout pour partager avec "ceux qui peuvent un peu comprendre" et partager joies et peines sans minimiser en permanence "ça va aller, vous êtes jeunes (pas tant que ça !), parfois ça prend du temps (oui 10 ans ou jamais?)".

Et là, pourtant, à mon tour, je voudrais raconter l'histoire d'une de mes amies. Je suis allée la voir hier, elle et ses 2 pitchounes de 1 mois, aidée par Mr PMA. Elle les a attendu 5 ans ! Ca me parait colossal, sans doute parce que j'en suis au début de mon parcours. Et il y a eu 3 IAC et 4 FIV et 1 FC. Comme le temps a du lui paraitre long. Et hier, de la voir ainsi comblée par ses bébés, après une grossesse et un accouchement franchement pourri, la voir s'inquiéter pour un popo mou et un popo dur, ça a fait naitre en moi un sentiment difficile à définir. Une grande joie de ce que peut être la conclusion de tout ceci, une grande angoisse que l'issue puisse être différente, un grand espoir parce que pour elle c'était pas gagné d'avance... Et en rentrant chez moi, il ne restait plus que l'angoisse. L'angoisse de ne pas connaitre moi aussi cette joie. Mais ses petits mots attentifs m'ont beaucoup apaisée.

Le pire je crois, ce sont celles qui savent qu'on galère, qui pondent sans aucun problème et qui annoncent grossesse et naissance sans même une petite attention. C'est tout de même pas bien compliqué merde, je suis pas contagieuse !

Depuis quelques mois, j'ai l'impression d'être attirée ou cernée par les femmes enceintes. Je ne sais pas si je fais le papillon qui est attiré vers la lumière mais se brule ou si objectivement tous nos amis sont en train de pondre... Et je ne sais pas si je ferais mieux de les éviter, parce qu'après le plaisir de les voir ou de voir leurs marmots, il y a une sourde angoisse, ou si finalement, ça fait vivre l'espoir et le rêve.

Merci pour tout vos petits mots en réponse à mes billets maladroits et foutoirs... Ça m'est vraiment d'un grand soutien :)